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mardi 9 avril 2013

Ingres et le carnet qui voyage

Je viens juste de terminer deux dessins pour le nouveau carnet qui voyage. Depuis le dernier j'ai déménagé près de Montauban.

Je n'avais pas vraiment prévu de faire partie de cette nouvelle édition mais puisqu'une erreur de communication a fait que j'ai été placée dans la liste des participants et qu'un beau jour j'ai reçu un message me disant que c'était mon tour... j'ai pris mon zapbook sous le bras et suis partie sur le terrain.

C'était pour moi un petit appel du pied du hasard pour me dire hop hop hop au boulot remets toi un peu au croquis.  Les seuls jours de vrai beau temps d'ailleurs dans cet hiver humide qui n'en finit pas... Et comme chacun sait le hasard fait toujours bien les choses.

De nouvelles choses à dire donc depuis le dernier carnet, nouvel environnement oblige.

Comme j'avais peu de temps face à cet imprévu j'ai fait au plus simple. Ce qui n'est pas plus mal.

Voici donc le premier dessin pleine page, au feutre et aquarelle, d'un pigeonnier. C'est en fait une maison du village que j'ai placée dans un environnement plus bucolique... à l'emplacement d'une autre maison à pigeonnier mais moins intéressante. J'ai préféré simplifier également le paysage.


Cela m'a permis de mettre en avant un petit peu le ciel et son cortège de nuages... quelque chose de très présent et frappant ici. Et que j'adore !

Le second dessin m'a demandé un peu plus de maturation... Je voulais une note plus personnelle et poétique et en même temps difficile de ne pas parler d'Ingres... surtout sachant que ce carnet est destiné à un peintre. Mais je ne voulais pas tomber dans les poncifs. J'aurais pu, et j'ai d'ailleurs fait quelques croquis, représenter le musée Ingres dont le bâtiment en lui-même est superbe. Mais cela ne me satisfaisait pas.

Alors j'ai placé les choses sur un autre plan, un point commun que j'ai avec ce grand artiste... mais en plus modeste : la passion de la peinture, du dessin et celle de la musique !

J'ai donc fait un croquis de son violon tel qu'il est présenté au musée, avec une partition et les meubles d'époque ayant appartenu à ce grand artiste.

Et puis j'ai trouvé une photo du peintre sur son lit de mort... que j'ai trouvé très belle et qui représente bien ce que je ressens : personne ne saura jamais comment Ingres jouait de ce violon désormais muet. A part quelques témoignages, notamment de Gounod, cela restera un mystère alors que sa peinture est parvenue jusqu'à nous.


Et c'est là que j'ai fait simple, ce qui était à l'origine des croquis préparatoires... sont devenu le dessin final car j'aimais le résultat et ce qui s'y est passé.

Ainsi voilà le carnet suivra son cours et moi je retournerai à d'autres dessins... et musiques.